«La ferme familiale était modeste. Elle surplombait un vaste pâturage bordé de murets que prolongeait une forêt de sapins se perdant sur les hauts plateaux du Jura. C’est dans ce paysage qu’Anton avait passé son enfance, un décor ouvert sur un ciel malmené par le Joran et clôturé par de grands sapins dessinant à l’horizon des petites dents noires et pointues.»
Résister aux représentations normatives d’une modernité à bout de souffle tout en proposant des images singulières et s’inscrire néanmoins dans une forme de tradition.
Tom Tirabosco a conçu son texte autour des thématiques du deuil et de la nature, comme une ode au vivant, plus que jamais en péril.
La technique de prédilection de l’auteur, le monotype, est combinée avec la gouache, les crayons de couleur, le lavis et le pastel pour des illustrations qui, à la manière d’une respiration, nous plongent dans la fantasmagorie du récit.